
Ô Capitaine, mon Capitaine...
Ce générique japonais (probablement l'un des plus connus de cette
époque) est quasiment identique à celui diffusé au Japon
pour cette série (
Captain Harlock).
Pour ce générique, l'Atlantis (le vaisseau d'Albator) est bleue
foncée, ce qui ne sera plus le cas pour celui d'
Albator 84.
L'essentiel des séquences concernent des plans se passant dans
l'espace et montrant l'Atlantis sous toutes les coutûres, les
vaisseaux alliés et un pauvre astronef Sylvidre qui est
détruit dès le début. Les personnages autres
qu'Albator n'y sont pas présentés un à un comme c'est souvent la
cas mais sont viennent simplement rejoindre le Capitaine sous sa cape (image 15).
Le début a cependant été assombri et coupé car il
comportait des titres en japonais. Du fait de la coupure, la pseudo "vague lumineuse"
qui précède le plan dans l'espace prend alors une signification
bien mystérieuse.
Une animation qui assume son âge
L'animation est assez sommaire sauf pour deux rotations (correspondant aux images 9
et 12 du résumé) qui ont été intégralement
dessinées à la main, ce qui crée de petits effets de distorsions
d'une image à l'autre. Beaucoup de défilements latéraux qui
allongent les scènes mais coûtent peu en production. On notera la
prédominance des bleus propre à toute la série.
Albator suit chronologiquement une autre série réalisée
par
Leiji Matsumoto au Japon :
Uchuu Senkan Yamato (
Space Battleship Yamato).
L'univers est proche, très proche. Le design des personnages et quasiment
identique et les correspondances entre personnages sont très simples à faire.
C'est le monde visuel de
Matsumoto qui continue à se construire peu
à peu.
Ohé, ohé, Capitaine abandonné ?
Pourtant
Albator n'est pas la série de
Matsumoto qui a eu le plus de
succès au Japon.
Yamato ou
Galaxy Express 999 (
Ginga Tetsudo 999,
série suivante) ont beaucoup plus marqué les esprits. Seul
le personnage de
Albator/
Harlock est resté célèbre.
Pour l'anectode, le nombre de cicatrices transversales sur la balafre d'Albator
est variable... de 4 à 7 traits selon les plans et l'inclinaison de la cicatrice
est elle aussi variable !
Détail des titres
On remarquera l'absence de titre pendant le générique et une simple
planche (comme pour
Kum Kum ou
Goldorak) à la fin donnant les
crédits 100 % japonais. Ce ne sera quasiment plus jamais le cas par la suite
à la télévision française.
Une Production
TOEI ANIMATION
Dessins : GINGA KIKAKU
Auteur : LEIJI MATSUMOTO