
Il nous revient...
Voici le corsaire de l'espace pour son grand retour sur les écrans français
en 1984. Le titre simpliste
Albator 84 fera plus tard donner le nom de
Albator 78
à la première série.
Une fois de plus la chance est de notre côté puisque c'est le
générique original japonais qui est réutilisé directement,
pour notre plus grand plaisir puisqu'il est toujours mieux animé et plus
travaillé que le reste des épisodes.
... bien plus beau qu'il était...
En comparaison avec le précédent, les couleurs, les décors,
l'animation, tout est de meilleure qualité pour ce nouvel opus
des aventures d'Albator et de son équipage. Démonstration effectuée
dès la toute première séquence qui ouvre le générique
sur un drapeau pirate battant au vent tout de suite enchaîné par un magistral
travelling arrière (images 1, 2 et 3) partant du visage d'Albator tenant
le gouvernail pour élargir à tout le vaisseau. Travelling arrière
enchaîné sur un travelling avant sur le vaisseau encore pour l'image 8.
La dominante bleue d'
Albator 78
laisse place à un noir plus profond. L'Atlantis vire du bleu
marine au vert kaki (ce qui lui donne un aspect "militaire" qui ne m'a jamais
beaucoup plu) et son design délaisse celui d'une caravelle pour se
rapprocher de celui d'un croiseur. Les lumières, lasers, profondeur
des décors (surcouches de cellulos) augmentent l'effet visuel. Les
flous, reflets et ombres ont eux aussi été plus finement travaillés.
Une fois de plus la séquence est majoritairement basée sur les
évolutions du vaisseau dans l'espace, entre-coupé d'explosions
(composées de flammes jaunes et oranges du plus bel effet comparé
aux effets de fumigènes bleus et rouges d'
Albator 78).
Là, bien sûr,
vous me rappelerez qu'il n'y a pas d'oxygène dans l'espace et que c'est
impossible. Mais qui s'en moque ? Sans cela,
Star Wars ne serait pas
Star Wars et
seul
2001, l'Odyssée de l'espace serait un film scientifiquement correct.
... dans nos mémoires
Il y a une petite subtilité qu'il ne faut pas perdre de vue sur cette "suite"
à la première série : même si Albator, Alfred et
les autres semblent plus mûrs et plus âgés, cette histoire se passe
avant et narre les péripéties de notre héros contre les
humanoïdes.
Fort heureusement, malgré ces modifications cosmétiques c'est bien
toujours l'oeil droit qui fait défaut à notre capitaine au grand coeur.
Pour nous prouver que non seulement il a progressé dans son personnage (et dans
son animation !), il nous gratifie d'un salut à l'épée des
plus courtois, avec cette fois effets de reflets métalliques et capes soulevée
par le vent (à l'opposé du plan statique final du générique
d'
Albator 78).
Détail des titres
Cette fois, les crédits qui défilent pendant le générique
ont "oublié" que la série est 100 % japonaise et la liste des personnes
(anagrammes ou pseudos pour certains) permettait ainsi de faire passer des dessins
animés japonais pour des productions françaises sous-traitées
au Japon. Pratique moralement douteuse mais qui a au moins eu pour effet
bénéfique d'amener ces séries sur nos écrans.
NARCISSE X 4
présente
ALBATOR
84
une sélection de
HUBER CHONZU
une production de
TOEI COMPANY
avec la collaboration de
ALEXANDRA et ELEONORE
de GORSKY
CAROLINE GUICHEUX
INES PEZET
SYLVIE RIBEIRO
CLAUDE BRANDIBAS
PATRICK DOUSSET
BENJAMIN HUCHEZ
JEAN-CLAUDE LAFAGE
ALAIN LEMONERIE
FLORENT MEYER
JEAN-FRANCOIS ROULET
JACQUES SANTONI
JEAN-MICHEL TREHEUX
ALBATOR
84